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Poing de vue sur le dévêtement féminin

Mis à jour : janv. 3

La mode mérite-t-elle réellement un billet sur ce site?


S’il est un sujet qui est littéralement superficiel et qui peut sembler futile, c’est bien celui de

la mode. Et pourtant notre consœur Mona Mikaël a jugé pertinent de publier un ouvrage complet sur ce sujet, Poing de vue sur le dévêtement féminin au XXIe siècle. On peut être de prime abord perplexe face à cette démarche, mais Mme Mikaël nous convainc rapidement de son importance pour nous en tant qu’humains, mais aussi pour la société en général. La mode n’est pas qu’un choix individuel, c’est un véritable phénomène de société.

« Si elle semble futile, explique Mme Mikaël, la question du vêtement a une immense portée morale et spirituelle dans sa psychologie et ses effets concrets : non seulement elle protège la dignité de la femme, mais elle marque les enfants, adultes de demain. »


Il convient donc de s’y intéresser sérieusement.


Comme dans beaucoup de domaines, le monde du vêtement féminin a connu des perturbations majeures dans les dernières décennies, depuis la fameuse révolution sociétale des années 60. Mais, le changement est plus radical qu’il n’y paraît de prime abord. Certes, il y a toujours eu des modes vestimentaires en Occident et celles-ci ont parfois choqué, parfois fait preuve d’indécence ou de mauvais goût, mais pendant des millénaires, les vêtements de base de l’homme et de la femme étaient définis comme étant le pantalon pour l’homme, la robe pour la femme. Les modes servaient surtout à « embellir » la présentation de ces vêtements. Aujourd’hui, ce fondement, comme le reste des bases de notre société d’ailleurs, a été dénaturé. On propose la jupe à l’homme et on impose le legging à la femme.


Voilà la conséquence d’une société en perte de repères.


L’habillement sert de présentation extérieure et, en ce sens, en dit long sur qui nous sommes. Ce n’est pas un simple choix dépendant des goûts, mais un message social, implicite ou non, que l’on transmet, consciemment ou non. D’où la raison première de cet ouvrage qui n’est pas un livre d’arrière-garde de quelque vieille dame sectaire, mais un livre qui s’adresse aux jeunes et moins jeunes de façon intelligente. Il ne s’agit pas de condamner la mode actuelle en vertu du « c’était mieux avant », mais bien de poser les questions sur un enjeu omniprésent sur lequel on s’interroge trop peu.


Le sage Saint-Augustin nous mettait en garde : « À force de tout voir, on finit par tout supporter. À force de tout supporter, on finit par tout tolérer. À force de tout tolérer, on finit par tout accepter. À force de tout accepter, on finit par tout approuver. » Il convient donc, de prendre un certain recul pour aborder cette question de la mode et de ne pas se laisser séduire le discours dominant.


Il va de soit qu’un des premiers éléments que tout observateur remarquera en analysant la mode actuelle est l’indécence qui est promue. Pantalons ultramoulants, camisoles ne couvrant rien, maillots de bain calqués sur les costumes des effeuilleuses d’autrefois… Les choses ont bien changé depuis l’époque à laquelle montrer une cheville constituait une atteinte aux bonnes mœurs. La chair est désormais à l’honneur et le plus on en montre, le mieux c’est. Mais tout cet étalage est-il vraiment souhaitable? Est-ce là un choix personnel ou le fruit d’une pression sociale qui fait du corps de la femme une marchandise parmi tant d’autres?


Mme Mikaël met de l’avant la modestie comme alternative. Ce n’est pas de nier la féminité, bien au contraire, c’est de la mettre réellement en valeur avec un vêtement joli, mais pudique, évitant de la ramener à un simple morceau de chair. La femme n’est pas un objet de luxure et de convoitise, elle est un être humain doté d’une dignité indéniable. Le dévêtement actuel est loin de mettre ça en évidence, n’en déplaise aux féministes bruleuses de soutiens-gorges.


Les femmes devraient-elles alors revêtir la burqa? C’est un procès d’intention facile lancé contre tous ceux qui osent dénoncer la vulgarité actuelle, et dont Mona Mikaël démontre la futilité. Ce qu’elle propose ce n’est pas d’enfermer la féminité ou de la brimer, mais justement de la mettre en valeur sobrement, sans tomber dans l’indécence. Il serait réducteur de penser que la femme, si elle ne montre pas tout, ne peut être belle et attirante.


Au-delà de ces réflexions vestimentaires, Mme Mikaël exhorte ses lecteurs à reprendre leur rôle au sein de la famille et de la société et à rejeter l’esprit de la révolution des années 60. Que l’homme soit homme et que la femme soit femme. Voilà un discours qui peut sembler inspiré des réflexions de La Palisse, mais qui est plutôt courageux en cette époque chaotique où le mensonge est érigé en vérité et le vice, en vertu.



MIKAEL, Mona. Poing de vue sur le dévêtement féminin au XXIe siècle, Éditions Saint-Rémi, 170 p.

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